Le Bon Slamaritain

Le bon Slamaritain est né un soir de décembre deux mille dix sur les bords de la Tamise. Ses écrits sont le fruit d’une recherche permanente d’équilibres, éclairés d’un regard iconoclaste pour creuser la tombe de nos différences.

 

L’ouvrage ARTICLE 35 du Bon Slamaritain est vendu au prix unitaire de 10e

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Le Bon Slamaritain est né un soir de Décembre deux mille dix sur les bords de la Tamise. Il venait de quitter ceux de la Garonne girondine. Il y avait patiemment fait ses premières armes scripturales ; aiguisé sa plume au fil des ans. Quinze années passées en funambule sur le tranchant de son âme, depuis l’ennui des salles de classes jusqu’aux nuits blanches des scènes slam.
Ses écrits sont le fruit d’une recherche permanente d’équilibres. Une lutte incessante entre le fond et la forme. Entre le coeur et la raison. Une lutte entre les sons et le sens ; l’impertinence pince sans-rire et le sérieux de l’absurde et de la déraison. Entre le pouvoir et l’oubli… Prenant au pied de la lettre la recommandation pleine d’esprit de Nicolas Boileau*, il travaille sans relâche sur ces prismes que sont les mots de nos langues et nos langages devenus. Il s’en amuse. Les dessine, les griffonne sur un coin de comptoir ou au creux d’une main.
Au coin d’un feu ou bien sous les reflets étoilés d’une aurore boréale, il essaie de retrouver leurs sens, leur essence charnelle, corporéale, réelle. Résultat : un combat quotidien entre l’ego et l’abîme. Une quête minutieuse du moindre détail, de la moindre pépite à extraire et à tailler en lambeaux. Il éclaire ses mots d’un regard iconoclaste. Il profite de rencontres, d’échanges et de partages pour creuser, un peu chaque jour, la tombe de nos différences.
Qu’ils soient colère ou quiétude, foule muette ou solitudes, les mots qui suivent sont des mots d’amour. ”Tous les mots sont des mots d’amour.”** Ceux-ci sont traduits de l’oral. Ils s’inscrivent sous la forme de pamphlets gravés à l’encre noire, rouge, verte, bleue – qu’importe en fin de conte la teinte du pigment – sur les pentes de la mémoire.

Comme autant de larmes versées sur le ciment ils racontent une histoire. La leur, la nôtre, la vôtre. Encore que. ”Tant que je ne suis pas mort, il n’y a pas d’Histoire ; ce n’est que du
passé.”*** Comme l’eau qui coule sous les aqueducs. Comme le sang dans nos veines.

* CIT. : Hâtez-vous lentement, et sans perdre courage, Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage, Pollissez-le sans cesse, et le repolissez, Ajoutez quelques fois, et souvent effacez. Extrait de ”L’Art Poétique” (publié en 1674).
** Olivier Py, ”Épître aux Jeunes Acteurs”.
*** Khalid, membre fondateur du collectif les Lyricalistes.

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