Grégoire

Gregoire-Vign«Grégoire rend important ce qui, pour beaucoup, ne le serait pas et insignifiant ce qui semble l’être. Son quotidien et ses galères lui inspirent des textes hilarants, servis par une personnalité hors norme.»
Caroline Carl (MC et slameuse)

L’ouvrage DES FILLES, LE VENT,… de Grégoire est vendu au prix unitaire de 10e

Grégoire

Vers neuf ans je crois, j’ai écrit deuxoutroispoèmes. L’un d’eux commençait par « Noël est un soleil… » .Puis j’ai écrit deux/trois histoires de ma vie à Châteaulin, mon village d’enfance. Quand
nous avons déménagé à Cast, je n’ai plus rien écrit.

En 1991, Catherine, quelqu’un de ma famille qui travaille au Télégramme, le quotidien breton, m’a dit qu’il y avait un concours de nouvelles et me l’a conseillé. Je ne sais pas pourquoi elle a eu cette intuition parce qu’à cette époque, je n’écrivais pas, ou très peu.
J’ai raconté l’histoire d’un mec qui allait rouler son joint dans le désert. Cette année-la, je suis entré à l’internat et j’ai écrit mes premières nouvelles, comme Passage en Flamme, écrite pour un autre concours. J’étais en train de lire un bouquin qui me bluffait, Bleu comme l’enfer de Philippe Djian. Ça allait tellement vite, le style était tellement pur et chaud que je trouvais incroyable ce que je lisais. J’ai eu envie de faire pareil, et je me souviens qu’en pleine lecture, je me suis mis à éclater, non pas les couleurs, mais les mots sur le papier. Je me souviens du stylo que j’avais, un stylo plume à encre bleue. Avec Passage en Flamme, je n’ai pas gagné le concours, mais l’organisateur m’a donné son avis sur ma façon d’écrire….